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La maladie coronarienne, également connue sous le nom de cardiopathie ischémique, est la maladie cardiaque la plus courante.

Sur 56 millions de décès estimés dans le monde en 2001, plus de 29% ont été attribués à une maladie cardiovasculaire, et 2% à une cardiopathie ischémique.

La maladie coronarienne est la manifestation la plus courante de la maladie cardiovasculaire et représente plus de la moitié des cas d’insuffisance cardiaque patente dans la population générale de moins de 75 ans.

La maladie coronarienne est une maladie progressive, initiée par des lésions au niveau des parois des vaisseaux qui irriguent le cœur (les artères coronaires).

Ces lésions déclenchent un processus complexe de remodelage et d’athérosclérose qui entraîne l'épaississement de la paroi artérielle et donc une diminution du flux sanguin vers le cœur.

Ce processus entraîne l’athérosclérose (accumulation de dépôts graisseux), c’est-à-dire le rétrécissement ou l'obstruction (le blocage) des artères coronaires qui amènent le sang porteur d’oxygène au muscle cardiaque.

En conséquence, le muscle cardiaque ne peut fonctionner correctement et peut même s'arrêter complètement.

Quelques points clés concernant la maladie coronarienne.

La maladie coronarienne s'installe peu à peu par accumulation de dépôts graisseux et d'autres déchets sanguins sur le revêtement interne des artères. Il s’agit d’un processus progressif appelé athérosclérose.

La progression de l’athérosclérose entraîne la formation de plaques dont la taille peut croître au point de réduire le flux sanguin dans l’artère et ainsi réduire l’apport sanguin au muscle cardiaque.

En conséquence, la diminution du flux sanguin au niveau du cœur et le manque d’oxygène qui en découle peuvent entraîner un angor (douleur cardiaque).

Lorsqu’une artère est complètement bloquée, une zone complète du muscle cardiaque est privée d’oxygène et meurt, c'est la crise cardiaque.

Le problème clé de la maladie coronarienne est qu’étant donné que de nombreuses personnes restent asymptomatiques, elles n’ont pas conscience de souffrir de cette maladie avant la survenue de la crise cardiaque.

Quelles sont les personnes à risque.


Bien que la maladie coronarienne fasse partie du processus naturel de la sénescence, certaines personnes sont plus à risque que d’autres.

Les facteurs de risque contrôlables.
-Le tabagisme
-La pression artérielle élevée (hypertension)
-Le diabète
-L'hypercholestérolémie (dyslipidémie)
-L'obésité
-Le mode de vie sédentaire


Les facteurs de risque sur lesquels on n’a aucun contrôle.
-Le sexe (plus fréquente chez les hommes)
-Le fait d’être une femme ménopausée
-L'origine ethnique : certains groupes ethniques ont un risque supérieur à d’autres
-Les antécédents cardiovasculaires familiaux

 

Les causes.

La maladie coronarienne fait partie, dans une certaine mesure, de la sénescence (vieillissement). Sa progression peut être plus rapide chez certaines personnes.

On pense que la maladie coronarienne est initiée par des lésions au niveau de la couche la plus interne de l’artère provoquées par les facteurs de risque mentionnés ci-dessus. 

Les parois artérielles endommagées sont plus sujettes à l’athérosclérose, ce qui entraîne un durcissement des artères coronaires et une diminution de leur diamètre intérieur.

Ce phénomène entraîne une diminution du flux sanguin, ce qui réduit l’apport d'oxygène au muscle cardiaque.

Des caillots sanguins peuvent également se développer à la surface de la plaque, bloquant encore plus l’artère et arrêtant complètement  le flux sanguin.

L’athérosclérose peut avoir de nombreuses causes intriquées, par exemple taux élevés de cholestérol et de triglycérides dans le sang, tabagisme, obésité, pression artérielle élevée (hypertension) et régime riche en produits laitiers et graisses animales.

Les symptômes.

La maladie coronarienne varie à la fois en termes de symptômes et de sévérité. Lorsque les artères coronaires sont bloquées, leur capacité à apporter au cœur qui bat le sang dont il a besoin diminue. Le cœur ne reçoit donc plus suffisamment d'oxygène, c'est l'ischémie.

 

-L’ischémie peut entraîner :

-Aucun symptôme – c’est l’ischémie silencieuse
-L'angor (douleur au niveau du thorax)
-Un essoufflement
-Une crise cardiaque (infarctus du myocarde)
-Une arythmie ou des troubles des battements cardiaques
-Une insuffisance cardiaque

Dépister la maladie.

 

Pour de nombreux patients, le premier symptôme de la maladie coronarienne est la crise cardiaque ou la mort subite sans aucun avertissement préalable.

Les patients que l’on pense être à risque (par exemple ceux qui ressentent des douleurs thoraciques) doivent être examinés régulièrement.

Des tests de dépistage de blocages au niveau des artères coronaires existent. Ils comprennent les électrocardiogrammes d’effort (tests d’effort), moins souvent le CT-scan, ou encore l’angiographie coronaire.

Prise en charge.


La stratégie actuelle en matière de prise en charge de la maladie coronarienne doit viser à améliorer l’efficacité du cœur grâce à des médicaments, à une angioplastie coronaire et à la chirurgie, mais dans tous les cas, il faut également s’attaquer à la cause sous-jacente. Les patients doivent donc arrêter de fumer, faire contrôler régulièrement leur pression artérielle et leur taux de cholestérol, modifier leur alimentation, réduire leur poids et pratiquer régulièrement de l’exercice (sous la surveillance d’un médecin).

La prise en charge médicale actuelle de l’ischémie comprend :

les bêta-bloquants qui ralentissent le rythme cardiaque et diminuent la pression artérielle, réduisant ainsi les besoins du cœur en oxygène ;

la nitroglycérine qui contrôle l’angor par dilatation des vaisseaux sanguins, améliorant ainsi le flux sanguin ;

les inhibiteurs calciques qui relâchent les muscles de la paroi des artères coronaires ouvrant les vaisseaux et augmentant ainsi le flux sanguin autour du cœur.  

La prévention secondaire de la maladie coronarienne peut comprendre un des médicaments suivants :

les hypocholestérolémiants, comme les statines, qui diminuent le mauvais cholestérol (LDL) dans le sang ;

l’aspirine ou autres fluidifiants sanguins qui peuvent réduire les caillots sanguins et prévenir l’obstruction des artères coronaires.

Un acte chirurgical ou une angioplastie peuvent également être réalisés pour améliorer l’irrigation du coeur.

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Malgré les modifications du mode de vie des patients, le recours aux nouveaux médicaments et l'amélioration des techniques chirurgicales, la maladie coronarienne reste l’une des principales causes de décès dans le monde.

De plus, la charge que représente cette maladie continuera à augmenter et les projections estiment que d’ici 2020, au moins 37% de la totalité des décès seront dus à une maladie cardiovasculaire, ce qui explique, bien sûr, le besoin croissant de traitements préventifs efficaces.

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